Premiers mots – 1

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Un des moments les plus heureux de la vie d’Anabel a été d’entendre Erik dire « maman ». Un moment magique pour elle. « Maman » n’a pas été son premier mot. Quand il avait 14 mois Erik faisait quelques sons, il disait « oma » de l’espagnol « toma » (prends). A 18 mois il a arrêté de parler et il a fallu attendre un an pour qu’il recommence a balbutier quelques sons.

En mai 2007 Anabel a commencé à mettre en place la thérapie comportementale. A ce moment là ses mots étaient « Loch » (trou en allemand), « agua » (eau) « kuki » de Gurke en allemand, concombre), « Licht » (lumière), « Evi » (olive) « Auto » (voiture), « Eimer » (seau) et quelques autres. Quand elle a commencé à travailler la compréhension du langage et les premières étapes de production, le développement du vocabulaire a été spectaculaire.

Au sujet de l’acquisition du langage :

Voici quelques mots de Javier Garza : pour qu’un enfant apprenne à parler, 3 éléments sont très importants :

  • que l’enfant puisse imiter
  • que l’enfant réussisse quelque chose grâce au langage (par exemple donner immédiatement à l’enfant quelque chose qu’il montre du doigt)
  • et que les parents fasse en sorte que l’enfant essaie de parler : il ne faut pas anticiper ses besoins (si on sait que l’enfant a soif, attendre qu’il essaie de le dire d’une certaine manière avant de lui donner un verre d’eau par exemple. Ceci seulement en attendant un petit peu)

Anabel a commencé à faire travailler Erik sur la production de mots aussi bien lors du travail à table que dans les situations quotidiennes.

Travail des premiers mots :

Pendant chaque session on travaille 3 mots maximum. Quelques mots se travaillent à table, mais d’autres en mouvement. Il est toujours important de maintenir la motivation de l’enfant, que tout soit amusant, avec de grandes démonstrations de bonheur et beaucoup d’interaction. Parler peu, avec des consignes précises et claires. Prononcer le mot à travailler de manière claire, en articulant bien et en présentant le mot comme le plus beau du monde (dès qu’Erik a commencé à élargir son vocabulaire, ses mots préférés étaient très long : « Atemshuttzgerät », « Pfeffermühle »… des mots qu’Anabel avait beaucoup de mal à prononcer !)

Il est très important que l’enfant apprenne un mot en l’associant avec une expérience émotionnelle (positive plutôt que négative). C’est à dire, ne pas se limiter à lui apprendre a dire le mot correspondant à la photo ou à l’objet mais inclure avec une interaction amusante.

BALLON :

Vous avez un grand ballon dans les mains. Vous le lancez en l’air, le rattrapez, le faites rouler, jouez avec de manière amusante en disant « BA-LLON ». Vous devez faire en sorte que l’enfant s’intéresse au ballon, qu’il tende les mains pour essayer de l’attraper, qu’il courre derrière le ballon quand il roule. Au bout d’un moment vous prenez le ballon dans les mains et donnez la consigne : « (nom de l’enfant), dit BA-LLON ». Il est probable que l’enfant ne répétera pas le mot, mais vous lui donnez le ballon (ou vous lui lancez), vous le laissez jouer avec et dites « bien, BA-LLON ». Vous répétez cela de nombreuses fois.

Au bout d’un moment, si vous avez réussi à mettre en place une interaction très agréable et que l’enfant a très envie de jouer avec le ballon, vous direz « (nom de l’enfant) dit BA-LLON » et vous le lancerez uniquement si l’enfant répète le mot. Attention il ne faut jamais frustrer l’enfant, si après un petit moment l’enfant n’a pas dit le mot, vous lancez malgré tout le ballon en disant « bien, BA-LLON »

Ce genre de jeu peu également se faire avec « voiture » (vous jouez à faire rouler la voiture sur un parcours…), « train », « bulle » ou tout autre jouet que l’enfant aime.

Dans le livre « Daniel ne parle pas » de Marti Leimbach, il y a une belle description d’apprentissage de sons. Il joue avec l’enfant avec une voiture en la faisant rouler sur une surface jusqu’à ce qu’elle tombe sur le sol. Quand elle tombe il exagère le bruit de l’impact au sol : « PA-TA-TRAS ». Au bout d’un moment l’enfant a commencé à dire « PATATRAS » à chaque fois que la voiture touchait le sol. Et comme cette situation l’amusait beaucoup, il a fini par dire « VOITURE »

Un très bon allié pour Anabel a été le ballon thérapeutique. Erik était assis dessus, elle faisait des mouvement rythmés puis s’arrêtait pour qu’il dise un mot.

EAU – JUS – CHOCOLAT – GÂTEAU (ou un autre aliment)

Avec les aliments le travail se passe à table. On suppose que l’enfant adore le chocolat, par exemple (Erik n’aimait pas cela car c’est « marron », Anabel a donc travaillé avec d’autres aliments). On pose des petits morceaux de chocolat de différentes variétés dans des récipients, tout étant très divertissant. Un carré de chocolat est dans une assiette avec un moulin, un autre associé à une langue de belle mère, un autre avec des bulles de savon, etc. C’est à dire que chaque morceau de chocolat est associé avec un objet que l’enfant adore.

Vous prenez un morceau de chocolat et dites : CHO-CO-LAT, et vous le mangez en montrant à quel point c’est délicieux. L’enfant va immédiatement en vouloir. Vous donnez la consigne : « (nom de l’enfant), dit CHO-CO-LAT ». Au début l’enfant ne le dira pas, mais vous lui donnerez le chocolat en le félicitant immédiatement : « Bien, CHO-CO-LAT ». Pendant que l’enfant le mange il utilise le jouet associé au morceau de chocolat (par exemple les bulles de savon). Il va ainsi passer un bon moment en utilisant à chaque fois les jeux associés en récompense.

Plus tard, vous donnerez la consigne : « (nom de l’enfant) dit CHO-CO-LAT ». Vous attendrez un petit peu que l’enfant répète le mot (et avant qu’il ne soit frustré et qu’il commence une colère, vous lui donnerez le morceau de chocolat et la récompense associée même s’il n’a pas dit le mot). Cela demandera du temps et de la patience, mais l’enfant finira par dire CHO-CO-LAT. Il est possible qu’il commence avec LAT ou bien CHO, mais c’est génial : petit à petit il arrivera au mot en entier.

DANSER – EMBRASSER – BALANCER – CHATOUILLER (ou autres actions)

L’organisation est la même que la précédente. On crée un situation de jeu, très interactive. Ensuite le travail du mot peut commencer. Au début on danse ou on chatouille l’enfant sans dire le mot. Ensuite on attend qu’il dise le mot, en attendant un petit peu avant de danser ou chatouiller… pour arriver à un automatisme.

Avec la balançoire : l’enfant est assis et vous tenez la balançoire. Vous dites « BA-LAN-CE » et vous le poussez. Au bout d’un moment vous arrêtez la balançoire et vous recommencez à dire « BA-LAN-CE » et vous le poussez. Plus tard lorsque vous arrêtez vous donnez la consigne : « (nom de l’enfant) dit BA-LAN-CE »

Exemple de mots qu’Erik a développés :

  • avec la balançoire : « plus », « haut », « en haut », « balancer »
  • avec le ballon : « ballon », « pied », « main », « lance »
  • lors de chatouilles : « plus », « chatouilles », « assez », « doigt »
  • avec le ballon thérapeutique : « tourne », « hop-hop », « rond »
  • les bras ouvert devant lui, l’attrapant et le soulevant : « en haut », « haut », « toit », « bras »
  • en faisant rouler une voiture sur une surface (la table par exemple) jusqu’à ce qu’elle tombe sur le sol : « voiture », « en bas », « vroum-vroum », « cassé », « roue », « tuyau d’échappement »
  • tournant au rythme de la musique : « danser », « tourner »
  • roulant au sol : « rouler », « sol », « ventre », « fesses »
  • avec une corbeille de vêtements pour se déguiser : les parties du corps et les différents vêtements.

OBJETS ET PERSONNES

En premier, faire une liste des mots ou des sons que l’enfant fait. Soyez attentifs car s’il fait un son, en général il y a un mot caché derrière. Si l’enfant ne parle toujours pas, il faudra un peu plus de patience. De même listez ses objets et activités préférées : train, voiture, chatouilles, bulles de savon, danser, se balancer, etc.

Avec ces listes Anabel a fait des photos (grandes et très claires, sans éléments supplémentaires qui pourraient distraire son attention). De même elle a fait des photos des proches de la famille (papa, maman, les grands-parents, les thérapeutes). Elle a aussi utilisé des objets concrets. En plus de travailler à table, elle a collé les photos dans différents endroits de la maison. Chaque fois qu’ils passaient devant une photo, ils la montraient et disaient « VOI-TU-RE », « PA-PA », etc.

Le travail sur table : vous montrez la photo d’une personne et vous dites « PA-PA ». Ensuite vous donnez la consigne : « (nom de l’enfant) dit PA-PA ». En renforçateurs vous avez des petits morceaux des aliments qu’il aime et ses jouets préférés. Même chose en montrant un objet ou sa photo.

En suivant ce lien vous pourrez voir la page d’origine avec une des premières vidéos d’Erik. Elle a été faite fin juillet 2007 (Erik avait 3 ans). Son vocabulaire augmentait rapidement et il était capable de dire les prénoms des personnes sur les photos. Il savait dire « MAMAN » lorsqu’il voyait la photo d’Anabel… il manquait juste qu’il le dise de manière spontanée !

LES SONS, ONOMATOPÉES, DES ANIMAUX

Le matériel de travail utilisé par Anabel pour cette activité était une ferme avec ses animaux. Dès qu’un animal était actionné, elle faisait son cri : « meuh », « coin-coin », etc. Aussitôt elle répétait le son et la consigne : « (nom de l’enfant) dit MEUH ».
Au début on laisse jouer l’enfant à chaque fois, mais plus tard on attend un peu qu’il émette le son avant de lui donner (attention à mesurer ce temps pour ne pas provoquer une crise)

Plus tard, elle utilisera des images d’animaux ou des photos : on prend l’image de l’animal (la vache), on dit « MEUH » et on donne la consigne « dit MEUH ». Dès que l’enfant le répète on le félicite et on le récompense.

LES COMPTINES

Enfin les comptines simples. Assis face à face ou sur le sol, vous chantez une comptine, au début très courte, en tapant des mains. En général l’enfant tape également des mains. Vous répétez la chanson plusieurs fois.

Ensuite vous recommencez à chanter mais vous vous arrêtez avant un mot, en attendant la réaction de l’enfant. Il va se rendre compte qu’il manque un mot. Vous attendez un petit peu avant de reprendre la chanson. Après avoir répété plusieurs fois ce jeu, Erik a commencé à dire le mot qu’il manquait. Après cette première étape, on fait la même chose mais avec 2 mots. A la fin vous chanterez la comptine en entier avec l’enfant.

Même chose avec les jeux de doigt et le petit jeux enfantin : « au pas, au pas, au trot, au trot, au galop, au galop… »

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